À la une Thierry Henry vend son penthouse NYC : le secret qui étonne
Actu

Fusillades dans deux bars d’Afrique du Sud : 27 morts, le détail qui choque

· 4 min de lecture

Le lundi 28 septembre 2026, deux fusillades ont éclaté dans des bars situés à l’extrême sud du continent africain, l’un à Cape Town et l’autre à Johannesburg. Le bilan provisoire communiqué par les autorités fait état de 27 morts et de plusieurs dizaines de blessés, plongeant le pays dans une vague d’indignation et de tristesse.

Les premiers éléments indiquent que les tirs ont commencé presque simultanément, vers 22h15 heure locale, dans des établissements fréquentés essentiellement par une clientèle jeune. Des témoins décrivent des scènes de panique, des clients cherchant désespérément une issue tandis que les assaillants ouvraient le feu à l’arme automatique.

Les faits : deux bars, deux villes, un bilan lourd

À Cape Town, le bar « Le Zouk », situé dans le quartier branché de Long Street, a été la première cible. Selon les rapports préliminaires, un individu armé d’un fusil d’assaut a fait irruption, tirant à plusieurs reprises avant de prendre la fuite. À Johannesburg, l’établissement « The Velvet Room » dans le quartier de Maboneng a subi une attaque similaire quelques minutes plus tard, avec un mode opératoire quasi identique.

Les forces de l’ordre ont rapidement bouclé les périmètres, lancé des opérations de ratissage et commencé à recueillir les enregistrements des caméras de surveillance. Les premières analyses montrent que les deux tireurs portaient des gilets tactiques et semblaient avoir coordonné leurs actions, bien que aucun lien direct n’ait encore été établi entre eux.

Contexte : une proliferation d’armes en Afrique du Sud

L’Afrique du Sud connaît depuis plusieurs années une augmentation préoccupante du nombre d’armes à feu en circulation, tant légales qu’illégales. Selon le ministère de la Sécurité intérieure, plus de 4,5 millions d’armes seraient recensées en 2026, dont une part significative serait détenue hors du cadre légal.

Cette proliferation alimente les rivalités entre gangs urbains, qui se disputent le contrôle des territoires de vente de stupéfiants et des lieux de nuit. Les experts en sécurité affirment que les bars, souvent perçus comme des zones neutres, deviennent malheureusement des cibles privilégiées lorsqu’un conflit dégénère.

Témoignages : ce que les survivants racontent

Parmi les survivants, plusieurs ont raconté avoir entendu des cris, puis des détonations qui ont transformé la soirée en cauchemar. « J’ai vu mon ami tomber à côté de moi, je n’ai pas eu le temps de réagir », confie Thabo, 24 ans, présent au Zouk. « On a entendu quelqu’un crier « allez, allez », puis le silence a été brisé par le bruit des tirs. »

À Johannesburg, une serveuse nommée Lindiwe a décrit comment elle a réussi à se cacher derrière le comptoir pendant que le tireur rechargeait son arme. « J’ai entendu le bruit du chargeur qui claquetait, j’ai prié pour qu’il ne voie pas où j’étais. » Ces récits mettent en lumière la terreur instantanée qui s’est emparée des lieux.

Enquête : les pistes des autorités

Les unités antiterroristes et la police criminelle ont ouvert une enquête conjointe. Les enquêteurs examinent les possibilités d’un règlement de comptes entre gangs, voire d’une action motivée par des revendications idéologiques. Aucune revendication n’a encore été publiée sur les réseaux sociaux.

Les autorités appellent à la vigilance et demandent à toute personne possédant des informations de se manifester. Un numéro vert a été mis en place, et une récompense conséquente a été promise pour toute indication permettant d’identifier les tireurs.

Réaction nationale et internationale

Le président sud-africain Cyril Ramaphosa a déclaré une journée de deuil national, qualifiant les attaques d’« actes de barbarie inqualifiables ». Plusieurs organisations de défense des droits humains ont renouvelé leurs appels à un renforcement du contrôle des armes à feu dans le pays.

À l’étranger, les ambassades ont présenté leurs condoléances, et l’Union européenne a offert son soutien technique pour améliorer les capacités d’enquête. Les débats sur la sécurité urbaine et la prévention de la violence armée sont désormais au cœur de l’agenda politique sud-africain.

Source : franceinfo