Benyamin Nétanyahou : cette visite secrète aux Émirats qui intrigue
Visite secrète aux Émirats
Le mardi 29 septembre 2026, des médias israéliens ont révélé que Benyamin Nétanyahou aurait rencontré Mohammed Ben Zayed, président des Émirats arabes unis, peu après les attaques du 7‑octobre 2023. Selon ces sources, le Premier ministre aurait demandé à son hôte de démentir avoir été informé d’une éventuelle opération du Hamas avant le drame.
Ce que les services de sécurité ignoraient
Les informations en question auraient été détenues par le bureau du Premier ministre plusieurs jours avant le 7‑octobre. Elles faisaient état de préparatifs du groupe palestinien pouvant mener à une attaque d’envergure. Pourtant, ces éléments n’auraient jamais été transmis aux agences de renseignement ni à l’état‑major de l’armée.
Une demande inhabituelle
Dans le cadre de cette rencontre, Nétanyahou aurait sollicité le dirigeant émirati afin qu’il publie un démenti public, affirmant qu’aucun avertissement n’avait été adressé à Israël. Cette requête, si elle est avérée, soulève des questions sur la volonté de dissimuler des renseignements critiques.
Réactions du côté israélien
Plusieurs députés de l’opposition ont immédiatement demandé des comptes, réclamant une commission d’enquête parlementaire. Certains évoquent une possible entrave à la défense nationale, tandis que des proches du Premier ministre affirment que la rencontre visait uniquement à renforcer la coopération sécuritaire régionale.
Le point de vue émirati
Abou Dabi n’a pas encore commenté officiellement ces allégations. Des sources diplomatiques anonymes indiquent que les Émirats privilégient la discrétion dans leurs échanges avec Israël et évitent de se prononcer sur des sujets sensibles liés au renseignement.
Impact sur la confiance publique
Si les faits étaient confirmés, ils pourraient ternir l’image de transparence du gouvernement israélien, déjà mise à l’épreuve par diverses controverses récentes. Les sondages préliminaires montrent une légère baisse de la confiance des citoyens dans les institutions de défense.
Ce que disent les experts
Des analystes en sécurité régionale estiment que partager des alertes précoces avec des partenaires étrangers est une pratique courante, mais demander à ceux‑ci de nier avoir reçu ces informations sort du cadre habituel. Ils rappellent que la dissimulation d’avertissements peut avoir des conséquences juridiques et stratégiques importantes.
Vers une enquête indépendante ?
Face à l’ampleur des allégations, plusieurs organisations de la société civile réclament la nomination d’un enquêteur indépendant chargé d’examiner les échanges entre le bureau du Premier ministre et les autorités émiraties. Elles insistent sur la nécessité de faire la lumière sur cet épisode avant que de nouvelles tensions ne surviennent dans la région.
Source : Le Monde.fr