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Incendies en Algérie : ce détail qui explique les 12 morts

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Le jeudi 27 août 2026, le nord-est de l’Algérie est confronté à une vague d’incendies de forêt d’une ampleur inédite. Dès les premières heures, les flammes ont consumé des milliers d’hectares de pinède et de maquis, provoquant la mort d’au moins douze personnes et laissant plusieurs dizaines de blessés.

Les autorités locales ont déclenché le plan d’urgence ORSEC, ordonnant l’évacuation de plusieurs villages situés dans les wilayas de Constantine et d’Oum El Bouaghi. Les secours, soutenus par des colonnes de véhicules de la protection civile et des avions bombardiers d’eau, luttent contre un feu qui semble alimenté par des vents violents et un sol extrêmement sec.

Origine des feux : une piste sous enquête

Alors que les premières hypothèses évoquaient un départ de feu accidentel lié à un barbecue mal éteint, les enquêteurs du ministère de l’Intérieur privilégient désormais la thèse d’un acte de négligence caractérisée. Des témoins affirment avoir vu un véhicule tout-terrain quitter précipitamment une zone de pâturage peu avant l’apparition des premières fumée.

Les experts en prévention des risques soulignent que la combinaison d’une vague de chaleur exceptionnelle – les températures ont dépassé les 42 °C – et d’un manque de pluviométrie pendant plusieurs semaines a créé un véritable « powder keg » végétal, rendant toute étincelle potentiellement catastrophique.

Témoignages sur le terrain : le récit des habitants

Dans le hameau de Ain Smara, des résidents décrivent une scène de chaos : « Nous avons entendu un craquement sourd, puis le ciel s’est teinté d’orange. En moins de dix minutes, les flammes ont atteint les maisons », raconte Fatima, mère de trois enfants, qui a réussi à fuir avec sa famille grâce à l’aide d’un voisin.

Les équipes médicales sur place rapportent des cas de brûlures au second degré, d’intoxication aux fumées et de choc psychologique. Un centre d’accueil temporaire a été installé dans le lycée de Constantine pour accueillir les déplacés, fournissant nourriture, couvertures et un soutien psychologique de base.

Moyens déployés : une réponse nationale

Le gouvernement algérien a mobilisé plus de 1 200 sapeurs‑pompiers, soixante camions-citernes et deux hélicoptères de la défense civile. Des renforts sont également arrivés du Maroc et de la Tunisie dans le cadre d’accords de coopération régionale en matière de lutte contre les feux de forêt.

Malgré ces moyens, la progression du feu reste rapide en raison du relief accidenté des montagnes de l’Atlas oriental, qui complique l’accès aux zones les plus isolées. Les autorités appellent la population à respecter strictement les consignes d’évacuation et à éviter tout déplacement non nécessaire dans les zones déclarées en risque élevé.

Enquête en cours : quête de réponses

Le parquet de Constantine a ouvert une enquête préliminaire pour déterminer les responsabilités éventuelles. Des prélèvements de sol et de végétaux sont actuellement analysés à l’Institut national de recherche agronomique afin de détecter d’éventuels accélérants.

Les défenseurs de l’environnement exhortent les pouvoirs publics à renforcer la prévention : création de pare-feu, sensibilisation des agriculteurs aux pratiques de brûlage contrôlé et mise en place d’un système d’alerte précoce basé sur les données satellitaires.

Alors que les secours continuent de lutter contre les foyers résiduels, la communauté nationale se mobilise déjà pour soutenir les familles endeuillées. Des collectes de fonds sont lancées sur les réseaux sociaux, et plusieurs artistes algériens ont annoncé des concerts de charité dont les recettes seront reversées aux victimes.

Source : 20Minutes