Zendaya : ses boucles d’oreilles font réagir les archéologues
Le 18 juillet 2026, lors d’un photocall organisé à Londres pour la promotion de son dernier film, l’actrice Zendaya est apparue avec une paire de boucles d’oreilles particulièrement élaborées. Réalies en métal doré et incrustées de pierres semi‑précieuses, elles ont immédiatement attiré l’attention des photographes présents.
Quelques heures après la diffusion des clichés sur les réseaux sociaux, plusieurs comptes spécialisés en archéologie ont publié des commentaires alarmés. Selon eux, le motif des boucles rappelle fortement celui de cylindres sumériens découverts en Irak et souvent associés à des objets pillés lors de fouilles illégales.
Pourquoi les archéologues s’inquiètent
Les spécialistes soulignent que la forme géométrique et les incrustations de lapis‑lazuli présents sur les bijoux de Zendaya sont quasiment identiques à ceux observés sur des artefacts datant de 2500 avant J.-C., provenant du site d’Ur. Ces pièces sont généralement considérées comme appartenant au patrimoine culturel irakien, et leur sortie du territoire sans autorisation constitue une violation de la convention de l’UNESCO de 1970.
Le docteur Leila Karim, chargée de recherche au British Museum, explique dans un entretien : « Lorsque nous voyons ce type de décor sur un accessoire de mode, notre première réaction est de vérifier s’il ne s’agit pas d’une reproduction non autorisée d’un objet protégé. Dans ce cas, la similitude est trop frappante pour être le fruit du hasard. »
La réponse de l’entourage de Zendaya
Le porte‑parole de l’actrice a rapidement réagi, affirmant que les boucles d’oreilles avaient été conçues par un joaillier parisien travaillant exclusivement avec des matières premières certifiées et provenant de collections privées européennes. Selon lui, aucun élément ne proviendrait de sites archéologiques protégés.
« Nous avons demandé au créateur de fournir les certificats d’authenticité des pierres utilisées. À ce jour, aucune preuve n’a été avancée montrant un lien avec des objets pillés, » ajoute le représentant.
Un débat qui dépasse la simple controverse mode
Cette affaire relance le débat récurrent sur l’appropriation culturelle dans l’industrie du luxe. De nombreuses marques ont déjà été accusées d’utiliser des motifs empruntés à des civilisations anciennes sans respecter les règles de restitution ou de compensation.
Les internautes se divisent : certains applaudissent la vigilance des archéologues, tandis que d’autres y voient une réaction excessive face à un simple accessoire de mode. Le hashtag #ZendayaEarrings a généré plus de 200 000 mentions en moins de douze heures, témoignant de l’intensité de la discussion.
Ce que cela signifie pour les consommateurs
Au-delà du clash entre célébrité et monde académique, l’incident rappelle l’importance de la traçabilité des matériaux dans la joaillerie. Plusieurs labels éthiques proposent désormais des garanties d’origine pour les pierres précieuses, afin d’éviter tout risque de contribuer au trafic illicite d’antiquités.
Pour les fans de Zendaya, la polémique n’a pas terni l’admiration portée à son talent, mais elle a ajouté une couche de réflexion sur la responsabilité sociale des choix esthétiques. Comme le souligne la critique de mode Sophie Moreau : « Quand une star porte un bijou, elle porte aussi l’histoire qui l’accompagne. »
Source : 20Minutes