À la une Mondiaux de judo 2026 : Kaïla Issoufi crée la surprise
Sport

Mondiaux de judo 2026 : Kaïla Issoufi crée la surprise

· 3 min de lecture

Ce vendredi 9 octobre 2026, la judokate française Kaïla Issoufi, âgée de 25 ans, a atteint la finale des -78 kg lors des Mondiaux de judo qui se tiennent à Bakou, en Azerbaïdjan.

En demi-finale, elle a renversé la numéro un mondiale Anna Monta Olek, ouvrant la voie à une médaille d’argent qui a pris tout le monde de court.

Un parcours éclair

Issoufi, licenciée au club de Levallois, n’avait encore jamais disputé un championnat du monde senior. Ses premières sorties internationales remontent à la saison 2023‑2024, où elle avait déjà montré une solide technique de saisie au sol et un déplacement latéral particulièrement rapide. À Bakou, elle a commencé sa campagne par une victoire nette contre la représentante du Kazakhstan, suivie d’un succès serré face à l’Allemande Lisa Wagner, tous deux remportés par ippon grâce à un uchi‑mata impeccable.

La demi‑finale face à la numéro un

Le véritable tournant est arrivé en demi‑finale contre Anna Monta Olek, Polonaise classée première au ranking mondial. Olek, connue pour son puissant seoi‑nage et sa résistance au sol, était considérée comme la grande favorite. Pourtant, Issoufi a réussi à contrer plusieurs attaques avec un mouvement de déplacement latéral qui l’a amenée à saisir le bras adverse et à exécuter un sumi‑gaeshi parfaitement timed. Le score s’est soldé par un waza‑ari pour la Française, suffisant pour sécuriser la victoire et envoyer un choc dans le camp adverse.

La finale : l’argent inattendu

En finale, Issoufi a affronté la Japonaise Haruka Tanaka, double médaillée olympique. Malgré un départ agressif de Tanaka, la Française a su garder son calme, alternant esquives et contre‑attaques. À la mi‑combat, un beau o‑soto‑gari a valu un yuko à Issoufi, mais Tanaka a répondu rapidement avec un waza‑ari grâce à un tomoe‑nage. Les deux dernières minutes ont été une série de échanges de saisies, chaque judokate cherchant à placer son technique de finition. Finalement, Tanaka a marqué un waza‑ari supplémentaire, scellant le score à 2‑0 en sa faveur. Issoufi a donc décroché la médaille d’argent, un résultat inédit pour une première participation.

Réactions et avenir

Le président de la Fédération Française de Judo, Stéphane Nomis, a salué « une performance qui témoigne de la profondeur du vivier français ». Sur les réseaux sociaux, les supporters ont inondé les publications de messages d’encouragement, nombreux soulignant la sérénité affichée par la judokate malgré l’enjeu. Kaïla Issoufi, quant à elle, a déclaré en zone mixte : « Je ne m’attendais pas à atteindre ce niveau dès mon premier mondial. Cette médaille me donne confiance pour les prochaines échéances, notamment les Championnats d’Europe 2027 et la préparation aux Jeux Olympiques de 2028. »

Au-delà du résultat, ce parcours met en lumière la capacité d’adaptation et la préparation mentale de la jeune athlète. Son entraîneur, Malik Benali, a expliqué qu’ils avaient travaillé spécifiquement sur la gestion du stress en situation de combat serré, utilisant des séances de visualisation et de respiration. Cette approche pourrait bien devenir un modèle pour les futures générations de judokas français.

Source : 20Minutes