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Ce que le nouveau cessez-le-feu cache vraiment au Liban

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Le mercredi 5 juin, sous le regard attentif des États‑Unis, un nouveau pacte de trêve a été proclamé entre le Liban et Israël. Mais derrière les discours officiels, la réalité du terrain raconte une toute autre histoire. Soldats tombés, villages rasés, et un Hezbollah qui refuse de signer : le calme annoncé n’est qu’une illusion, et le sud du Liban continue de brûler.

Un accord signé dans le bruit des hélicoptères

À Washington, les porte-parole ont proclamé un « pas de nouveaux tirs » dès la soirée du 5 juin. En pratique, les forces israéliennes ont maintenu leurs frappes aériennes sur les villages frontaliers, tandis que le Hezbollah a dénoncé la trêve comme une « pièce de théâtre ». Les ONG locales rapportent au moins 12 morts depuis lundi, dont trois civils, et des dizaines de blessés.

Pourquoi le Hezbollah ne signe‑t‑il pas ?

Pour le groupe chiite, accepter le cessez‑le‑feu signifierait reconnaître la supériorité militaire d’Israël. C’est un point de fierté qui ne peut pas être sacrifié. De plus, des factions internes demandent des garanties que le blocus de la frontière ne sera pas levé, sous peine de voir leurs approvisionnements couper. En l’absence d’un accord formel, chaque échange de tirs devient un signal d’avertissement.

Les civils pris au piège

Dans le village de Marjayoun, les habitants ont vu leurs maisons transformées en ruines du jour au lendemain. « On ne sait jamais quand le prochain missile va tomber », raconte Leila Haddad, 34 ans, qui a perdu son fils en février. Les écoles restent fermées, les hôpitaux débordent, et la peur se lit dans chaque regard.

Les États‑Unis : médiateur ou spectateur ?

Le secrétaire d’État a déclaré que l’accord était « une étape cruciale », mais les experts pointent du doigt le manque de moyens concrets pour le faire respecter. Aucun dispositif de surveillance n’a été déployé le long de la ligne de contact, et les appels à un cessez‑le‑feu effectif restent lettres mortes.

Quel avenir pour le sud du Liban ?

Le conflit risque d’escalader si aucune des parties ne consent à une vraie désescalade. Le Hezbollah pourrait intensifier ses tirs de roquettes, tandis qu’Israël menace de lancer une offensive terrestre. Au cœur de ce bras de fer, ce sont les populations civiles qui paient le prix le plus fort.

Alors que le monde regarde, le Liban vit une guerre qui n’a jamais vraiment cessé. Le prochain jour pourrait bien changer la donne, mais la question reste : qui détient réellement le pouvoir de mettre fin aux tirs ?