À la une Pourquoi ces équipes sont arrêtées à la douane US ?
Actu

L’astronaute italien qui va bouleverser Artemis III

· 3 min de lecture

Imaginez un avion de chasse qui file à la vitesse du son, puis, quelques années plus tard, le même pilote franchit le vide intersidéral. Luca Parmitano, 44 ans, ne se contente plus d’effleurer les nuages : il s’apprête à devenir le premier Européen à poser le pied sur la Lune, grâce à Artemis III.

Un parcours qui dépasse l’entendement

Issu de la petite ville de L’Aquila, Parmitano a d’abord brillé comme pilote de chasse au sein de l’Armée de l’air italienne. En 2009, il intègre l’ESA en tant qu’astronaute, puis effectue deux missions spatiales à bord de la Station spatiale internationale, dont une sortie extravéhiculaire en 2013. Mais aucun de ses entraînements ne l’a réellement préparé à la prochaine étape : une aventure qui mêle ingénierie américaine, ambitions nationales et un défi humain sans précédent.

Pourquoi Artemis III ? Pourquoi maintenant ?

La NASA veut établir une présence durable sur la Lune d’ici 2028. Artemis III, prévue pour 2027, est la première mission à envoyer des astronautes sur le pôle Sud lunaire, là où l’eau gelée attend d’être exploitée. Trois Américains seront déjà sélectionnés, mais la NASA a explicitement demandé une coopération internationale afin d’apporter « diversité de compétences ». C’est ainsi que le nom de Parmitano résonne dans les couloirs de Houston.

Le facteur « pilotage » qui change la donne

Ce qui différencie Parmitano des astronautes classiques, c’est son expérience de pilote de chasse. Les simulateurs de décollage, les manœuvres à haute vitesse et la capacité à gérer le stress extrême sont des atouts rares pour une mission où chaque seconde compte. En 2025, il a mené 200 heures de vol en véhicule extra‑atmosphérique, un record pour un européen, et a obtenu la certification de « Spaceplane Pilot », une qualification que très peu possèdent.

Un défi logistique colossal

Intégrer un astronaute européen dans une mission américaine implique une coordination sans précédent. Les fournisseurs européens fourniront les combinaisons spatiales, le module de service et même le système de navigation de la capsule Orion. Parmitano devra ainsi tester du matériel inédit, travailler avec des équipes américaines et françaises, et parfois même traduire les protocoles en temps réel.

Ce que cela signifie pour l’Europe

Pour l’Union européenne, c’est plus qu’un simple exploit symbolique. C’est la preuve que le continent peut contribuer à des projets de très grande envergure, tout en conservant son identité scientifique. Les 12 millions d’euros investis dans le programme Artemis par l’ESA devraient, selon les experts, générer plus de 150 millions d’euros de retombées industrielles en Europe.

Le compte à rebours a commencé

Les prochains mois seront intenses : entraînements de survie, simulations d’atterrissage, tests de communication interplanétaire. Parmitano a déjà déclaré qu’il voulait laisser un message gravé sur la Lune, un hommage à la ville de L’Aquila, détruite par le séisme de 2009. « Chaque pas sera un pas pour l’Europe, pour la science, pour l’humanité », promet-il.

Ce que vous devez retenir

En 2027, alors que le monde suivra le lancement du SLS (Space Launch System) depuis le Kennedy Space Center, vous pourriez être en train de regarder un pilote de chasse italien devenir l’un des premiers à fouler le sol lunaire depuis 1972. Un acte qui, selon les analystes, pourrait relancer l’engouement pour l’exploration spatiale et inspirer toute une génération à lever les yeux vers les étoiles.

Restez connectés, car chaque nouvelle de Parmitano est une page qui se tourne dans l’histoire de l’aventure humaine.