À la une Mélenchon s’empare du slogan « on est chez nous » : pourquoi ce twist choque
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Mélenchon s’empare du slogan « on est chez nous » : pourquoi ce twist choque

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Lors du meeting de Saint‑Denis, Jean‑Luc Mélenchon a fait vibrer la foule avec une phrase qui fait habituellement écho aux gradins du Rassemblement national : « on est chez nous ». Le même slogan, le même ton, mais une signification qui semble tout à fait différente. Pourquoi le chef de la France insoumise s’est‑il glissé dans le vocabulaire de l’extrême droite, et que cela révèle‑t‑il sur la campagne 2027 ?

Un slogan qui change de camp

Le « on est chez nous » est depuis longtemps le cri de ralliement des militants du RN, utilisé pour dénoncer « l’envahissement » des espaces publics par des immigrés. En le reprenant, Mélenchon ne le recycle pas simplement ; il le transforme, le redirige vers une idée de souveraineté populaire, loin de la xénophobie. Ce glissement s’inscrit dans une stratégie de récupération linguistique, un procédé que les politiciens utilisent pour capter l’attention d’un électorat déjà habitué à ce vocabulaire.

Le « grand remplacement » : du chantier à la tribune

En plus du slogan, le leader de la FI a évoqué le « grand remplacement », terme popularisé par l’extrême droite pour évoquer une supposée substitution des populations françaises par des migrants. Mélenchon l’a employé pour dénoncer le déséquilibre des politiques publiques, sans l’aspect alarmiste. Un choix qui a immédiatement fait réagir les observateurs : est‑ce une provocation ou une tentative d’attirer les électeurs anxieux ?

Réactions en chaîne

Sur les réseaux, les hashtags ont explosé. Certains soutiennent l’audace du discours, le qualifiant de « déconstruction du langage de la haine ». D’autres, y compris des anciens militants RN, y voient une trahison de leurs valeurs, voire une tentative de « diluer » le message originel. Les médias traditionnels ont mis en avant le contraste : le même vocable, deux idéologies opposées.

Ce que cela veut dire pour la présidentielle 2027

Dans une campagne où chaque mot compte, la manœuvre de Mélenchon pourrait s’avérer double‑tranchant. D’un côté, elle attire l’attention des électeurs qui se sentent délaissés par le système actuel. De l’autre, elle risque de brouiller les lignes idéologiques et de créer une confusion chez les sympathisants de la FI.

Analyse psychologique du discours

Les psychologues politiques expliquent que la « curiosité cognitive » déclenchée par un slogan familier, mais utilisé dans un nouveau contexte, crée un état de suspense mental. Le public veut savoir : « Qu’est‑ce que cela signifie réellement ? » Ce questionnement amène à lire, partager et débattre, augmentant l’impact du message.

Conclusion : un jeu d’équilibre risqué

En empruntant le lexique de l’extrême droite, Mélenchon mise sur la surprise et la provocation pour redéfinir le débat. Le pari est ouvert : le public continuera‑t‑il à le suivre, ou la confusion l’éloignera‑t‑elle ? Une chose est sûre, le « on est chez nous » ne restera plus jamais un slogan monolingue.