Boy George accuse Bandcamp de censure après suppression de sa chanson pro-Israël
Boy George n’a pas mâché ses mots. Sur les réseaux sociaux, l’icône de la pop britannique a accusé la plateforme musicale Bandcamp d’avoir cédé à des pressions antisémites en supprimant sa dernière chanson.
Le titre en question, créé avec l’aide de l’intelligence artificielle, affiche un soutien explicite au gouvernement israélien. Son retrait a déclenché une vive polémique, avec des accusations allant dans les deux sens.
Une chanson générée par l’IA au cœur du conflit
Sortie discrètement fin juillet 2026, la piste mêle synth-pop rétro et paroles engagées : Boy George y loue « la résilience d’Israël face à ses détracteurs ». Aucune mention de violence, mais un ton clairement pro-gouvernement qui n’a pas tardé à faire réagir.
Quelques jours après sa mise en ligne, la chanson disparaît du catalogue Bandcamp. Aucune notification officielle n’est envoyée à l’artiste. C’est en constatant l’absence qu’il publie un message furieux : « Ils ont cédé aux antisémites. Honte à vous. »
Bandcamp répond : pas de pression politique
Contacté par 20Minutes, le service de streaming indépendant explique avoir agi suite à un signalement pour violation de ses règles sur la désinformation. Selon eux, certains vers seraient interprétés comme niant le contexte historique du conflit, ce qui contreviendrait à leurs normes de modération.
Boy George, lui, conteste fermement cette lecture. Pour lui, il s’agit d’une atteinte à la liberté d’expression, motivée par l’idéologie, et non par un quelconque manquement aux règles.
Un précédent qui inquiète les artistes indépendants
Cet incident relance le débat sur le pouvoir des plateformes numériques face aux contenus politiquement sensibles. Plusieurs musiciens craignent désormais que leurs œuvres engagées — quel que soit leur camp — puissent être retirées sans explication claire.
Entre défense de la modération et accusations de censure idéologique, l’affaire dépasse largement le simple différend artistique. Elle touche à la ligne de plus en plus floue entre responsabilité éditoriale et liberté de création.
Source : 20Minutes