Julio Iglesias : de nouvelles accusations relancent l’affaire
Julio Iglesias face à de nouvelles accusations
Dimanche 6 septembre 2026, deux anciennes employées du chanteur Julio Iglesias ont annoncé qu’elles déposaient une nouvelle plainte contre l’artiste devant un tribunal espagnol. Les faits remonteraient à plusieurs années, lorsqu’elles travaillaient pour le chanteur dans le cadre de ses tournées internationales. Selon leurs déclarations, elles auraient subi des attouchements et des propositions à caractère sexuel non consentis, des faits qu’elles qualifient de viols. Cette nouvelle procédure intervient alors qu’une première plainte avait été enregistrée en janvier 2026, mais avait été classée sans suite après une enquête préliminaire.
Contexte de la première procédure judiciaire
En janvier 2026, les deux femmes avaient déjà signalé les faits à la police de Madrid, affirmant que le comportement de Julio Iglesias aurait eu lieu lors de répétitions privées et dans les loges de ses concerts. Le parquet avait ouvert une enquête préliminaire, recueilli des témoignages et analysé des échanges de messages. Toutefois, faute de preuves matérielles suffisantes, le juge d’instruction avait décidé de ne pas poursuivre l’artiste, invoquant le principe du bénéfice du doute. Cette décision avait provoqué une vive réaction parmi les associations de défense des victimes, qui avaient dénoncé un manque de rigueur dans l’investigation.
Pourquoi une nouvelle plainte maintenant ?
Les avocats des plaignantes expliquent que de nouveaux éléments seraient récemment apparus, notamment des échanges de courriels datant de 2023 qui montreraient un ton de pression et des allusions explicites de la part du chanteur. Ils affirment également que des témoins, jusque-là réticents à parler, auraient accepté de livrer leur version des faits après avoir été rassurés sur la protection de leur identité. Selon les conseils juridiques, ces éléments pourraient permettre de caractériser une contrainte morale ou psychologique, rendant les faits plus susceptibles d’être retenus comme des agressions sexuelles au sens du droit espagnol.
Les réactions du côté de l’entourage de Julio Iglesias
Le porte‑parole du chanteur a déclaré, dans un bref communiqué, que Julio Iglesias « conteste fermement toute allégation d’acte répréhensible » et qu’il « fera valoir ses droits devant la justice ». L’équipe juridique de l’artiste précise qu’elle examinera les nouveaux documents présentés par les plaignantes et qu’elle demandera, le cas échéant, une expertise technique sur l’authenticité des échanges de messages cités. Aucun commentaire supplémentaire n’a été fourni concernant d’éventuelles négociations à l’amiable.
Ce que dit la législation espagnole en matière de viol
En Espagne, le Code pénal définit le viol comme toute pénétration vaginale, anale ou buccale obtenue par violence, intimidation ou abus de confiance. Depuis la réforme de 2022, le consentement doit être explicite, libre et révocable à tout moment. L’abus de confiance ou l’exploitation d’une position de autorité, comme celle d’un employeur vis‑à‑vis d’un salarié, constitue une circonstance aggravante pouvant entraîner une peine pouvant atteindre quinze ans de réclusion criminelle. Les avocats des plaignantes insistent sur le fait que la relation de travail entre leurs clientes et le chanteur remplirait parfaitement cette condition.
Les enjeux médiatiques et sociétaux
L’affaire Julio Iglesias dépasse le simple cadre judiciaire : elle ravive le débat sur le pouvoir des personnalités publiques et la difficulté pour les salariés de dénoncer des abus lorsqu’ils dépendent financièrement de leur employeur. Plusieurs associations féministes ont déjà annoncé qu’elles suivront de près l’évolution de la procédure, prêts à apporter leur soutien aux plaignantes si nécessaire. De son côté, le chanteur bénéficie encore d’un solide capital de sympathie auprès d’une partie du public, notamment en Amérique latine, où ses carrières musicale et télévisuelle restent très populaires.
Quel avenir pour la procédure ?
Le juge d’instruction chargé du dossier devra désormais décider s’il y a lieu d’ouvrir une information judiciaire, ce qui permettrait la mise en examen éventuelle de Julio Iglesias. Si l’instruction est confirmée, les parties pourront demander des actes d’enquête complémentaires : confrontations, expertises psychologiques, auditions de témoins supplémentaires. Le calendrier judiciaire espagnol étant souvent long, il pourrait s’écouler plusieurs mois avant qu’une décision de renvoi devant un tribunal correctionnel ou une cour d’assises ne soit rendue. En attendant, les deux plaignantes continuent de travailler dans d’autres secteurs, tout en restant sous le feu des projecteurs médiatiques.
Source : Home People