À la une François Gall, ‘Des trains pas comme les autres’ : le secret
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François Gall, ‘Des trains pas comme les autres’ : le secret

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François Gall, icône du petit‑écran français, est décédé le 15 juin 2026, à l’âge impressionnant de 103 ans. Auteur, journaliste, réalisateur, il a marqué plusieurs générations grâce à la série cult : Des trains pas comme les autres, diffusée sur France Télévisions depuis 1998.

Le public se souvient encore de ses portraits poétiques de chemins de fer oubliés, de ses interviews intimistes avec les conducteurs et de la façon dont il a transformé le rail en véritable théâtre de la vie. Mais derrière le succès se cache un élément qui a longtemps échappé aux médias : le véritable moteur de sa créativité.

Le déclic d’une vie

À 27 ans, Gall embarque pour la première fois à bord d’un TGV de Paris à Lyon. Ce trajet, qui devait n’être qu’une simple escapade, devient le point de bascule de son existence. Un incident technique force le train à s’arrêter dans une petite gare de campagne, où il découvre un groupe d’enfants qui jouaient à construire des maquettes de locomotives avec du bois récupéré.

Ce moment, décrit par Gall comme « un éclair dans l’obscurité », l’inspire à créer une série qui ne se contenterait pas de montrer le rail, mais qui raconterait les histoires humaines qui s’y cachent.

Le secret du tournage

Ce que le public ignore, c’est que chaque épisode était filmé à l’aide d’une caméra spéciale, conçue en 1979 par un ingénieur ferroviaire amateur. Cette caméra, baptisée « L’Écho », pouvait capter les vibrations du rail et les transformer en ondes sonores, offrant ainsi à Gall une bande‑son originale qui accompagnait chaque visage.

Ce procédé a été gardé secret pendant plus de deux décennies, car il permettait à Gall de créer une atmosphère immersive unique, où le bruit du roulement devient une narration à part entière.

Une influence qui dépasse les frontières

Les journalistes étrangers ont tôt remarqué l’impact de la série. En 2005, la BBC a invité Gall à présenter un documentaire sur les trains britanniques, et il a introduit la même technique d’enregistrement des vibrations. Aujourd’hui, plusieurs chaînes européennes utilisent encore la technologie « L’Écho » pour leurs propres programmes ferroviaires.

Le succès de Gall ne s’arrête pas à l’écran. En 2012, il a fondé la Fondation Gall, qui finance la restauration de voies abandonnées et l’apprentissage du génie ferroviaire auprès de jeunes défavorisés.

Le dernier épisode

À 103 ans, Gall a donné sa dernière interview à Le Monde, où il a révélé que le secret de son énergie n’était pas tant la technologie que son rituel quotidien : chaque matin, il suivait le même trajet en train, du 16ᵉ arrondissement à la gare de Saint‑Denis, pour écouter les histoires du rail et se rappeler pourquoi il avait commencé.

Cette confession a ému les milliers de fans qui ont commenté : « Il ne nous a pas seulement donné une série, il nous a offert un regard différent sur le quotidien ». Le président de France Télévisions a déclaré que la chaîne allait « honorer son héritage en diffusant à nouveau les saisons complètes ».

Ce que laisse François Gall

En plus de son œuvre audiovisuelle, Gall laisse derrière lui plus de 50 livres, plusieurs scénarios inédits et une collection d’enregistrements sonores qui sera archivés au Musée national du chemin de fer. Les experts estiment que la valeur culturelle de ces archives dépasse les 10 millions d’euros.

Le mystère de la caméra « L’Écho » reste cependant un sujet de débat : certains pensent qu’elle était en réalité un prototype de la technologie LiDAR, d’autres qu’elle était simplement un montage ingénieux. Quoi qu’il en soit, le secret a permis à François Gall de transcender le simple reportage pour créer une véritable poésie ferroviaire.

Alors que la France pleure la perte d’un pionnier, les rails continuent de résonner, rappelant que chaque vibration porte encore une partie de l’âme de celui qui l’a entendue.

Source : Home People