À la une Thomas Lilti sous le feu : plagiat ou mirage ?
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Thomas Lilti sous le feu : plagiat ou mirage ?

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Thomas Lilti, ancien médecin devenu cinéaste et créateur de la série à succès “Hippocrate”, se retrouve au centre d’une tempête médiatique. Deux enquêtes publiées par Mediapart l’accusent d’avoir pillé le travail de plusieurs scénaristes et d’avoir filmé une femme nue à son insu. Le producteur a immédiatement réagi, niant toute responsabilité dans un communiqué diffusé ce matin.

Les faits qui ont déclenché le scandale

Les révélations de Mediapart datent de janvier 2026, lorsque le journal a reçu plusieurs témoignages anonymes. Selon ces sources, Lil­ti aurait intégré des scènes entières écrites par des script‑girls, puis les créditées comme siennes. Le même article évoque un incident sur le tournage de la saison 2 d’”Hippocrate”, où une actrice aurait découvert qu’une caméra cachée capturait ses parties intimes sans son accord.

Qui sont les femmes qui dénoncent le réalisateur ?

Parmi les plaignantes, on compte notamment Marie‑Claire D., 32 ans, qui prétend avoir livré un scénario complet à Lilti en 2024, puis vu ses passages reprises quasiment mot à mot dans l’épisode 3 de la série. Elle explique : « J’ai cru que c’était une collaboration, mais aucun crédit n’est jamais apparu. » Deux autres scénaristes, Elise R. et Fatou B., ajoutent leurs voix, décrivant des rencontres où Lilti aurait promis des rôles en échange de leurs textes.

Le tournage de la scène controversée

Le deuxième volet de l’enquête parle d’une séance de tournage à Paris, dans les studios de la Cité du Cinéma, le 15 mars 2025. Une actrice, qui a souhaité rester anonyme, raconte avoir été surprise de voir une caméra supplémentaire se mettre en marche pendant qu’elle se changeait. « J’ai senti le regard, mais je n’ai rien vu. Puis, quelques jours plus tard, je découvre la séquence dans le montage. »

La réponse de Thomas Lilti

Ce matin, le réalisateur a publié un communiqué rédigé par son avocat. « Je n’ai jamais exploité le travail d’autrui sans reconnaissance, ni violé la vie privée d’une personne », lit‑on. Lilti affirme que les scénarios évoqués proviennent d’un « pool » de projets internes où chaque contributeur signe un accord de cession de droits. Concernant la caméra cachée, il insiste sur le fait qu’il s’agit d’une « erreur de procédure » rapidement corrigée, et que l’actrice a été pleinement compensée.

Quelles sont les conséquences juridiques ?

Pour l’instant, aucune plainte officielle n’a été déposée. Les avocats des deux parties ont indiqué que des négociations étaient en cours, sous le regard attentif du Syndicat des Scénaristes. Le débat s’étend également aux réseaux sociaux, où les internautes se divisent entre soutien à la victime et défense du réalisateur, déjà primé aux César 2022.

Le contexte plus large du secteur

Ces accusations s’inscrivent dans une série de scandales qui ont secoué l’industrie française ces deux dernières années : les affaires de harcèlement sur les plateaux, les revendications de droits d’auteur non respectés, et l’émergence de mouvements collectifs comme #MeTooFrance. Le cas Lilti relance le débat sur la transparence des crédits et la protection de la vie privée sur les tournages.

Ce que vous devez retenir

Alors que la série “Hippocrate” continue d’attirer plus de 5 millions de vues hebdomadaires sur les plateformes de streaming, le spectateur se retrouve face à une question épineuse : peut‑on séparer l’œuvre de son créateur quand des doutes sérieux planent sur la façon dont elle a été réalisée ?

Les prochains jours seront cruciaux. Des témoins supplémentaires pourraient se manifester, et les tribunaux pourraient être appelés à trancher. Restez connectés, car les révélations ne font que commencer.

Source : Home People