Tristan, voix de ‘Bonne, bonne humeur ce matin’, est mort à 68 ans
Le monde de la musique française perd une voix emblématique. Ce dimanche 9 août 2026, Tristan, interprète du tube ensoleillé “Bonne, bonne humeur ce matin”, est décédé à l’âge de 68 ans. L’annonce, faite par ses proches, a suscité une vive émotion parmi les fans de la première heure.
Derrière ce nom de scène se cachait Pascale Dequatremare, une artiste discrète mais marquante. Révélée au grand public en 1988 avec ce titre devenu un classique des étés, elle avait su capturer l’air du temps avec une mélodie entêtante et des paroles optimistes. Peu savaient pourtant que derrière ce sourire affiché, une lutte silencieuse se jouait depuis des années.
Un clip culte, un figurant devenu star
Le succès de la chanson est indissociable de son clip vidéo, réalisé par un tout jeune Mathieu Kassovitz, alors peu connu du public. Dans cette vidéo aux couleurs vives, un détail avait échappé à beaucoup : parmi les figurants qui dansaient en arrière-plan, un jeune homme au regard intense attirait déjà l’œil. Il s’agissait de Vincent Cassel, alors âgé de 21 ans, bien avant ses rôles dans “La Haine” ou “Irréversible”. Ce caméo oublié est aujourd’hui un trésor pour les cinéphiles.
La maladie qu’il avait cachée
Ce que presque personne ne savait, c’est que Tristan luttait depuis 2019 contre une maladie neurodégénérative rare, diagnostiquée après des mois de fatigue inexpliquée et de pertes d’équilibre. Malgré les conseils de son entourage, elle avait refusé d’arrêter la scène complètement, donnant ses derniers concerts en 2023, assise, mais toujours souriante. « Elle voulait partir comme elle avait vécu : en musique », confie un ami proche.
Des adieux sobres, une héritière discrète
Selon ses dernières volontés, aucune cérémonie publique n’a été organisée. Une inhumation privée a eu lieu en milieu de semaine dans le cimetière du Père-Lachaise, où elle reposera près de ses parents. Seul un petit cercle d’amis et de musiciens étaient présents. Elle laisse derrière elle une fille, musicienne de jazz, qui a préféré rester dans l’ombre, continuant à jouer ses mélodies dans des petits clubs parisiens, loin des projecteurs.
Son tube, lui, continue de résonner chaque été dans les playlists nostalgiques. Un dernier hommage silencieux, mais éternel, à celle qui avait su, le temps d’un refrain, nous faire croire que tout allait bien.
Source : Home People