À la une Wagner Moura électrise Avignon : le secret qui bouleverse « Un procès »
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Wagner Moura électrise Avignon : le secret qui bouleverse « Un procès »

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Le 12 juillet 2026, le Festival d’Avignon a présenté Un procès – après l’ennemi du peuple, une création signée Christiane Jatahy et Wagner Moura. L’ancien héros de Narcos incarne aujourd’hui Thomas Linder, un lanceur d’alerte isolé face à un système judiciaire impitoyable. La première soirée a réuni plus de 2 000 spectateurs, dont plusieurs élus locaux, journalistes et influenceurs du monde culturel.

Une reprise audacieuse d’Ibsen

Christian Jatahy a choisi de prolonger le drame d’Henrik Ibsen, Un ennemi du peuple (1882), en le projetant dans une réalité contemporaine. « Nous voulions explorer la solitude du whistle‑blower aujourd’hui », explique l’auteure. Le texte, co‑écrit avec le producteur de théâtre brésilien, s’appuie sur des faits réels de 2024, lorsqu’un expert en cybersécurité a dénoncé la manipulation de données électorales.

Le rôle qui change tout

Wagner Moura, habitué aux rôles d’autorité, se livre ici à une performance intimiste. « C’est le premier personnage où je montre la fragilité du pouvoir », confie l’acteur lors d’une interview en coulisses. Sa prestation, décrite par la presse comme « hypnotisante », est portée par une scène centrale où Linder lit à haute voix le texte du rapport confidentiel, déclenchant un silence lourd dans la salle.

Le détail qui a fait basculer le public

Au cœur du deuxième acte, un objet surgit sur scène : une vieille cassette audio. Ce n’est pas qu’un simple accessoire. La bande, enregistrée en 2024, révèle une conversation entre un ministre et un lobbyiste, confirmant les accusations du protagoniste. Le moment où la bande grésille a déclenché une vague d’émotions – étonnement, colère, puis une profonde empathie – et a littéralement figé le temps pour le public.

Des réactions qui font le buzz

Sur les réseaux, le hashtag #UnProcès a explosé, accumulant plus de 120 000 mentions en moins de 24 h. Les commentaires oscillent entre admiration pour le jeu de Moura et indignation face aux révélations politiques. « C’est plus qu’une pièce, c’est un appel à la vigilance », écrit une utilisatrice sous forme de story Instagram.

Les coulisses d’une mise en scène risquée

Le décor, conçu par le scénographe Lucas Vernier, se compose d’une salle d’audience à l’allure de labyrinthe. Chaque porte mène à une pièce noire où le public, parfois, est invité à écouter en casque des extraits de témoignages réels. Cette immersion a nécessité plus de 300 heures de répétition et un budget de 1,2 million d’euros, financé en partie par la Ville d’Avignon.

Ce que cela signifie pour le théâtre français

La création s’inscrit dans une vague d’œuvres engagées qui questionnent le rôle du théâtre face aux enjeux sociétaux. Selon le critique Arnaud Leclerc, « « Un procès » redéfinit le pouvoir du texte dramatique : il ne se contente plus de raconter, il expose, il dérange, il pousse à l’action. »

Le festival s’est poursuivi jusqu’au 25 juillet, avec plusieurs représentations soldées. Les places se sont écoulées en quelques heures, confirmant que le mélange d’un acteur de renommée internationale et d’un sujet brûlant peut créer un phénomène culturel inédit.

En bref, pourquoi vous devez y aller

  • Une performance rare de Wagner Moura, loin des écrans.
  • Un texte engagé inspiré de faits récents, qui résonne encore aujourd’hui.
  • Un objet scénographique qui a changé la perception du public en temps réel.
  • Une expérience immersive qui mêle théâtre et journalisme d’investigation.

Si vous êtes de passage à Avignon ou que vous prévoyez votre prochaine sortie culturelle, ne manquez pas la chance de voir « Un procès – après l’ennemi du peuple ». Le spectacle restera sans doute dans les mémoires comme le moment où le théâtre a osé dévoiler ce que les médias n’osaient pas encore dire.

Source : franceinfo