À la une Coupe du monde 2026 : pourquoi les kids de l’école française de Boston ne sont pas tous fans de foot
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Coupe du monde 2026 : pourquoi les kids de l’école française de Boston ne sont pas tous fans de foot

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Le 25 juin 2026, alors que la Coupe du monde de football s’apprête à envahir les écrans américains, un groupe d’enfants de l’École française de Boston se retrouve au cœur d’un phénomène inattendu. Tous portent les maillots des Bleus, mais leurs réactions vont bien au-delà du simple jeu.

Des maillots, mais pas forcément du foot

Dans la cour de récréation, on voit les petites bleues et bleus courir, dribbler, imiter leurs idoles. Pourtant, selon le directeur de l’école, plus de 30 % des élèves déclarent préférer le basket ou le baseball. “C’est un vrai choc pour nous, on pensait que la Coupe du monde allait les rendre fous de foot”, raconte-t-il.

Le facteur diaspora : quand l’identité dépasse le sport

Les raisons de ce paradoxe sont multiples. D’une part, la majorité des parents sont expatriés depuis plus de dix ans et ont intégré la culture américaine. D’autre part, le français, langue de classe, crée un sentiment d’appartenance qui pousse les enfants à soutenir la France, même s’ils ne comprennent pas tous les règles du football.

Le rôle des réseaux sociaux dans la hype

Sur Instagram et TikTok, les stories de l’école ont généré plus de 12 000 vues en 48 heures. Des vidéos où les enfants chantent “Allez les Bleus” ont été remixées par des influenceurs locaux, créant un engouement qui ne repose pas uniquement sur le sport, mais sur le spectacle et l’appartenance à une communauté internationale.

Des activités parallèles qui détournent l’attention

Parallèlement aux entraînements improvisés, l’école organise des ateliers de cuisine française et des cours d’histoire du cinéma. “Les enfants découvrent la culture française, pas seulement le foot”, explique la professeure de français. Cette approche holistique explique pourquoi certains élèves se désintéressent du jeu même en plein tournoi.

Ce qui pourrait réellement changer la donne

Le directeur envisage d’inviter un ancien international français à parler de son expérience. “Un vrai héros pourrait transformer leur perception du foot”, avoue-t-il. Mais le budget reste limité, et les priorités scolaires sont lourdes.

Et si le vrai enjeu était ailleurs ?

Finalement, la vraie question n’est pas de savoir si les enfants deviendront des fans inconditionnels, mais comment la Coupe du monde 2026 pourra servir de pont culturel entre la France et les États‑Unis, même pour ceux qui préfèrent le basket. Le petit lycée français de Boston montre que l’émotion collective peut dépasser le sport, et que la vraie victoire pourrait être celle de l’échange culturel.

En attendant le coup d’envoi, les parents continuent de décorer leurs vitrines avec des drapeaux tricolores, tandis que les enfants se préparent à découvrir, ou redécouvrir, ce qui les unit vraiment.

Source : 20Minutes