À la une Charles III : pourquoi ses 35 millions d’euros d’impôt font débat
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Charles III : pourquoi ses 35 millions d’euros d’impôt font débat

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Le vendredi 26 juin 2026, le roi Charles III a fait la une en révélant qu’il avait acquitté 35 millions d’euros d’impôt sur le revenu pour l’année précédente.

Cette déclaration constitue une première dans l’histoire de la monarchie britannique : aucun souverain n’avait jusque‑là publié le montant exact de sa contribution fiscale.

Les sources de revenu de la famille royale

Contrairement à une idée reçue, la couronne ne vit pas uniquement de la dotation civile versée par le Parlement. Le Sovereign Grant, financé à hauteur de 25 % des revenus de la Crown Estate, couvre les dépenses officielles des résidences royales, les voyages et le personnel. En 2025, ce grant s’est élevé à environ 86 millions de livres, soit un peu plus de 100 millions d’euros.

En parallèle, le Duché de Lancaster, propriété privée du monarque, génère des revenus issus de terres agricoles, d’immeubles commerciaux et de portefeuilles financiers. Selon les comptes publiés par le Duché, ses bénéfices nets ont atteint 22 millions de livres en 2025, équivalant à près de 25,5 millions d’euros.

Enfin, le Duché de Cornwall, destiné à l’héritier du trône, fournit également des revenus privés au prince de Galles, mais ne contribue pas directement à la fiscalité du souverain.

Comment sont calculés les impôts royaux

La législation britannique considère le souverain comme un contribuable ordinaire pour ses revenus privés. Ainsi, les bénéfices du Duché de Lancaster sont soumis à l’impôt sur le revenu au taux marginal applicable, qui s’établissait à 45 % pour les tranches supérieures en 2025. En appliquant ce taux aux 22 millions de livres de bénéfices, on obtient environ 9,9 millions de livres d’impôt, soit près de 11,5 millions d’euros.

Le reste des 35 millions d’euros déclarés provient principalement du Sovereign Grant : une partie des fonds reçus est réaffectée à des dépenses personnelles non couvertes par le grant officiel (comme certaines résidences privées ou des investissements). Selon les conseillers fiscaux de la Couronne, environ 40 % du grant serait considéré comme revenu imposable après déduction des dépensesstrictement liées aux fonctions publiques.

En pratique, le palais travaille avec le HM Revenue & Customs pour établir une déclaration détaillée chaque année, bien que jusqu’à présent seuls les montants globaux étaient rendus publics.

Quel impact sur l’opinion publique

La transparence fiscale du roi a immédiatement déclenché un débat sur les réseaux sociaux. Certains utilisateurs ont salué l’initiative comme un pas vers une monarchie plus ouverte, tandis d’autres ont questionné la légitimité de maintenir des privilèges fiscaux alors que le coût de la vie augmente pour de nombreux Britanniques.

Un sondage rapide réalisé par l’institut YouGov le 27 juin 2026 montre que 48 % des répondants considèrent la révélation comme « positive », 32 % la jugent « insuffisante » et 20 % restent indifférents. Les commentaires soulignent souvent le contraste entre le montant de l’impôt payé et la valeur estimée du patrimoine royal, qui dépasse plusieurs milliards d’euros.

Des experts en monarchie constitutionnelle notent que cette divulgation pourrait devenir un nouveau précédent, obligeant les futurs souverains à publier régulièrement leurs déclarations fiscales, renforçant ainsi la responsabilité démocratique de l’institution.

Les prochaines étapes pour la Couronne

Le palais de Buckingham a indiqué qu’il examinerait la possibilité de publier un rapport annuel détaillé sur son site officiel les revenus, les dépenses et les impôts du souverain, tout en préservant la sécurité des informations sensibles. Aucune date précise n’a encore été communiquée, mais des sources internes affirment que travailler avec le Trésor britannique pour standardiser le processus est déjà en cours.

En attendant, le débat continue d’alimenter les talk‑shows et les colonnes de presse, prouvant que même une institution millénaire doit s’adapter aux attentes de transparence du XXIe siècle.

Source : 20Minutes