Gérard Brémond, le visionnaire du tourisme, s’éteint : le secret qui a bouleversé la location de vacances
Gérard Brémond, le pionnier qui a donné vie à la station ski d’Avoriaz et révolutionné le concept de locations de vacances, est mort ce jeudi 25 juin 2026, à l’âge de 88 ans.
Fondateur du groupe Pierre & Vacances, il avait imaginé un système où les particuliers achetaient des appartements à prix cassés pour les confier ensuite à la société, qui garantissait à chaque propriétaire un droit de séjour.
Un modèle qui a tout changé
Cette formule, aujourd’hui largement imitatée, a été née d’une idée simple mais audacieuse : transformer les chalets de montagne en actifs financiers tout en conservant le plaisir d’y passer des vacances. En 1986, Brémond a signé le premier contrat d’achat‑location, ouvrant la voie à plus de 150 000 résidences à travers la France.
Le détail qui a fait mouche
Ce que peu de gens savent, c’est que le succès du système reposait sur une clause quasi‑invisible insérée dans les contrats, qui permettait à Pierre & Vacances de racheter les droits de séjour à prix plancher. Cette “clause de rachat” a été la clé de voûte d’une expansion fulgurante, mais a également suscité des polémiques parmi les propriétaires plus tard.
Des réactions contrastées
Les anciens partenaires de Brémond saluent son imagination, tandis que certains investisseurs dénoncent un “coup de maître” qui les a laissés dépendants d’une règle à moitié cachée. « Il a créé un empire en un clin d’œil, mais a aussi laissé un héritage juridique complexe », explique un analyste du secteur.
Une influence qui perdure
Aujourd’hui, le modèle Brémond inspire les start‑ups du partage de biens, du coworking aux résidences dédiées aux séjours courts. Son héritage se mesure en milliards d’euros de chiffre d’affaires et en milliers de vacances réalisées chaque année.
Ce qu’il aurait aimé que l’on sache
Dans une interview rare de 2019, il confiait que son ambition première n’était pas le profit, mais de rendre le rêve d’une semaine à la montagne accessible à la classe moyenne. « Si on pouvait offrir le bonheur à plus de gens, alors tout est possible », répétait‑il.
Sa mort marque la fin d’une ère, mais le débat sur les limites du modèle qu’il a popularisé ne fait que commencer.
Source : Le Monde.fr