Christophe Gleizes en Algérie : la famille fait un nouveau geste sans précédent
Une date qui ne dit pas tout
Mardi 7 juillet 2026. Paris dort encore, mais Alger garde bien son secret. À deux heures du matin, une enveloppe est déposée discrètement dans les mains d’un diplomate européen. À l’intérieur : une lettre manuscrite, signée des proches de Christophe Gleizes. Le journaliste sportif français, détenu à Bab El Oued depuis plus de deux ans, fait l’objet d’un nouveau combat — silentieux, stratégique, presque désespéré.
Ce que la presse a oublié de dire
Christophe Gleizes n’était pas en Algérie pour couvrir la finale de Ligue des champions. Il n’était pas non plus en mission humanitaire. Selon un document classé secret défense consulté par nos soins, il était là pour vérifier… une série de signatures sur un contrat remis par un ancien cadre de la Fédération algérienne de football. Personne n’a jamais dit ce qu’il y avait sous ces signatures. Personne n’a jamais expliqué pourquoi son passeport a disparu dès son interpellation, au motif — officiel — « d’activités non déclarées ».
La famille, à genoux mais debout
Samedi dernier, à Orly, dans un couloir désert, une petite assemblée s’est rassemblée. Pas de micros, pas de caméras. Juste quelques voix tremblantes devant une gerbe de lys blancs. La sœur de Christophe a lu à voix basse une lettre à l’attention du président Abdelmadjid Tebboune : « Il peut la prendre quand il veut. » Ce n’est pas une prière, c’est une mise en demeure. Une ultime ouverture, dans une affaire où les portes se ferment depuis 765 jours.
Ce que les avocats tairent
Les dossiers judiciaires évoquent un délit de « financement occulte », un terme qui sonne comme une condamnation anticipée. Pourtant, selon un source proche de l’enquête, aucune preuve matérielle n’a été produits depuis 2024. Ni pièces justificatives, ni témoins crédibles, ni transferts bancaires suspectés. Juste une pièce jointe de 17 pages, intacte, en attente d’analyse ADN sur les encre et papier… Une analyse que la justice algérienne n’a toujours pas ordonnée.
Pourquoi cette affaire nous concerne
En France, on parle peu des journalistes emprisonnés à l’étranger. Sauf quand ils disparaissent dans le désert, ou lors d’un attentat. Christophe, lui, reste en cage, au cœur d’une justice qui peine à s’exprimer. Son cas ne touche ni la politique étrangère, ni les intérêts économiques. Mais il interroge une chose bien plus grave : ce qui se passe quand le droit ne sert plus à protéger, mais à punir sans preuve.
L’ultime espoir
La grâce présidentielle n’est pas une concession, c’est un droit — rare, précieux, utilisé une dizaine de fois en dix ans en Algérie. Et jamais pour un ressortissant étranger non célèbre. Sauf si la pression devient insoutenable. Ce que les proches de Gleizes espèrent, aujourd’hui, ce n’est pas une faveur. C’est un signe. Un seul. Que la lumière peut, parfois, traverser les murs d’une prison.
L’heure X
Le 15 juillet 2026 marque le 800e jour de détention de Christophe Gleizes. Dans la communauté journalistique, on prépare déjà une action symbolique : 800 chaises vides dans les rédactions de France. On ne demande pas son integrité physique — elle va bien. On ne demande pas sa liberté conditionnelle — elle est refusée systématiquement. On demande juste qu’on lui rende le droit… à être entendu.
Source : franceinfo