Selena Gomez accusée d’escroquerie par des investisseurs de Wondermind
Le vendredi 14 août 2026, une plainte déposée devant un tribunal fédéral de Californie fait trembler l’univers de la tech bienveillante. Cinq investisseurs, ayant engagé plus d’un million de dollars dans Wondermind, accusent Selena Gomez et sa mère, Mandy Teefey, d’avoir induit en erreur leurs partenaires financiers.
Wondermind, lancée en 2021 avec beaucoup de bruit et un message fort sur la déstigmatisation de la santé mentale, se présente aujourd’hui sous un jour bien moins reluisant selon les plaignants. Ils affirment que la start-up n’a jamais atteint les objectifs de croissance et d’impact annoncés lors des levées de fonds.
Des promesses qui ne tiennent pas ?
Selon la plainte, les investisseurs auraient été séduits par des projections optimistes : des dizaines de milliers d’utilisateurs actifs, des partenariats avec des géants du soin psy, et un modèle économique censé devenir rentable en moins de trois ans. La réalité, d’après eux, serait tout autre.
Les chiffres réels d’utilisation, jamais dévoilés publiquement, seraient nettement inférieurs aux prévisions partagées en privé. Pire : certaines fonctionnalités phares de l’appli auraient été développées à moitié, voire abandonnées après les premières levées.
Selena Gomez, bien plus qu’une égérie ?
La star ne se contente pas de prêter son image : elle est officiellement cofondatrice et directrice de l’impact social de Wondermind. Les plaignants estiment que son statut de célébrité a été utilisé comme garantie morale et financière, créant un climat de confiance aveugle.
Mais derrière les interviews bienveillantes et les posts Instagram sur l’anxiété, aurait-on masqué une entreprise en difficulté ? C’est ce que la justice devra déterminer.
Une mère-fille aux commandes
Mandy Teefey, mère de Selena et ancienne productrice, est présentée comme la dirigeante opérationnelle de la start-up. Selon la plainte, elle aurait signé des documents financiers contenant des informations inexactes ou exagérées sur les performances de l’entreprise.
Les avocats des investisseurs évoquent des « représentations trompeuses » pouvant relever de l’escroquerie civile. Ils demandent des dommages et intérêts, ainsi qu’un audit indépendant des comptes de Wondermind depuis sa création.
Et la mission dans tout ça ?
Wondermind se définit comme une plateforme d’éducation émotionnelle, avec des contenus développés avec des psychologues. Son but : rendre les soins mentaux aussi accessibles que le sport ou la méditation. Une mission noble… qui, si les accusations sont avérées, aurait pu être instrumentalisée.
Pour l’instant, ni Selena Gomez ni ses représentants n’ont commenté publiquement la plainte. La start-up, elle, affirme dans un bref communiqué que « toutes ses communications ont été faites de bonne foi » et qu’elle se défend « vigoureusement » contre ces allégations.
L’affaire risque de faire jurisprudence : jusqu’où peut-on aller quand une star devient visage d’une start-up ? Quand l’engagement personnel se confond avec la responsabilité légale ? La réponse pourrait redéfinir les règles du jeu dans la psy-tech.
Source : Home People