Euro : le design des nouveaux billets signé par une équipe française ?
La Banque centrale européenne vient de franchir une étape décisive dans le renouvellement de nos billets. Parmi les candidats retenus pour la troisième série, une proposition attire particulièrement l’attention : celle du studio Idaë, fondé par la designer française Isabelle Daëron.
Ce n’est pas une simple rumeur : le projet a bel et bien été présélectionné par l’institution francfortaise. Une première pour un studio tricolore dans cette compétition aussi discrète que stratégique.
Qui se cache vraiment derrière le studio Idaë ?
Isabelle Daëron n’est pas une inconnue dans le monde du design institutionnel. Diplômée de l’ENSAD, elle a déjà travaillé sur des projets de signalétique pour des espaces publics européens. Son studio, basé à Paris, mise sur une approche humaine et écologique du design — des valeurs qui semblent avoir trouvé un écho à la BCE.
Mais ce qui intrigue, ce n’est pas seulement son parcours. C’est la discrétion avec laquelle cette présélection a été annoncée. Aucun communiqué triomphal, aucune interview préalable. Comme si l’institution voulait tester l’idée sans trop s’exposer.
Un design qui ferait enfin parler les billets ?
Les deux précédentes séries de billets en euros étaient largement perçues comme techniques, froides, voire anonymes. Les thèmes choisis — fenêtres, ponts — avaient été critiqués pour leur manque de lien avec la réalité vécue par les citoyens.
La proposition d’Idaë prendrait un contre-pied radical : s’inspirer du vivant, des paysages européens non monumentaux, des gestes du quotidien. Une banque centrale qui parlerait enfin de biodiversité, de transition, de fragilité ? Rien n’est confirmé, mais les indices sont là.
Pourquoi la France serait-elle soudainement écoutée ?
Historiquement, les décisions de design à la BCE sont le résultat d’un équilibre délicat entre les grandes économies de la zone euro. L’Allemagne, la France, l’Italie ont traditionnellement leur mot à dire. Mais ces dernières années, c’est souvent une neutralité scandinave ou allemande qui l’emportait.
Le fait qu’un studio français soit arrivé en finale — et peut-être bientôt vainqueur — pourrait marquer un tournant. Pas une victoire nationale, mais une reconnaissance d’une certaine vision du design : moins technocratique, plus engagée.
Et maintenant, que va-t-il se passer ?
La présélection n’est pas une victoire. Plusieurs autres équipes sont encore en lice. La BCE va désormais affiner les prototypes, tester la réaction du public, vérifier la faisabilité technique — notamment pour les personnes malvoyantes ou âgées.
Une décision finale n’est attendue qu’en début d’année prochaine. D’ici là, les spéculations vont bon train. Et si, pour la première fois, nos billets racontaient une histoire qui nous ressemble vraiment ?
Source : 20Minutes