À la une Rémy Daillet demande sa remise en liberté : le détail troublant
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Rémy Daillet demande sa remise en liberté : le détail troublant

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Ce mardi 15 septembre 2026, devant le tribunal correctionnel de Paris, Rémy Daillet a comparu pour la première fois depuis son placement en détention provisoire dans l’affaire de l’enlèvement de la petite Mia. Le prévenu, accompagné de son avocat, a immédiatement demandé sa remise en liberté, arguant que les conditions de son incarcération étaient devenues insoutenables.

Mia, âgée de huit ans, avait été enlevée en avril 2024 lors d’un épisode qui avait secoué l’opinion publique. Rémy Daillet, présenté comme le cerveau présumé du réseau, est poursuivi pour séquestration, complicité d’enlèvement et association de malfaiteurs. L’audience de ce jour visait à examiner la légitimité de sa demande de libération sous contrôle judiciaire.

Une audience tendue

L’atmosphère dans la salle était lourde. Les proches de Mia, présents en nombre, gardaient un silence pesant tandis que les forces de l’ordre maintenaient un périmètre de sécurité renforcé. Le juge, conscient de l’enjeu médiatique, a rappelé à chacun l’obligation de respecter la présomption d’innocence tout en garantissant la sécurité des parties civiles.

Le témoignage choc de Daillet

Lorsqu’il a pris la parole, Rémy Daillet a décrit un quotidien presque surréaliste : « Je vis d’eau fraîche et de pain dur ». Cette phrase, lâchée d’une voix calme, a immédiatement attiré l’attention. Il a expliqué que, selon lui, l’administration pénitentiaire lui fournissait uniquement ces rations de base, voire parfois moins, ce qui aurait provoqué une perte de poids rapide et une fatigue constante.

Son avocat a appuyé ces déclarations en produisant des extraits de registres de cantine montrant, selon lui, des écarts répétés entre les portions prévues et celles effectivement servies. Le procureur, quant à lui, a contesté la véracité de ces allégations, soulignant que les contrôles réguliers effectués par l’inspection pénitentiaire n’avaient jamais relevé de carence nutritionnelle.

Une personnalité narcissique mise en lumière

Au-delà du régime alimentaire, l’expert psychiatre désigné par le tribunal a brossé le portrait d’un homme aux traits narcissiques prononcés. Selon son rapport, Daillet manifeste un besoin constant d’admiration, une difficulté à éprouver de l’empathie et une tendance à minimiser la gravité de ses actes. Cette évaluation a été citée par le ministère public pour expliquer pourquoi le prévenu chercherait à attirer la sympathie du public à travers des récits de privation.

Le défenseur a toutefois nuancé ces conclusions, arguant que les traits de personnalité décrits ne suffisent pas à établir une responsabilité pénale accrue et que l’état de santé physique du prévenu doit être pris en compte dans l’appréciation de sa détention.

Les réactions des parties civiles

Du côté de la famille de Mia, l’émotion était palpable. La mère de l’enfant, les yeux rougis, a déclaré que « chaque parole de Daillet semble être une nouvelle attaque contre notre douleur ». Elle a demandé que la justice veille à ce que aucune remise en liberté ne compromette la sécurité de sa fille, toujours placée sous protection.

Les associations de défense des droits de l’enfant présentes dans la salle ont également pris la parole, appelant à une extrême vigilance. Elles ont rappelé que, même si les conditions de détention devaient être améliorées, la gravité des faits reprochés justifie une mesure de précaution.

Quelles suites pour l’affaire Mia ?

Le juge a mis son délibéré en réserve, indiquant qu’il rendrait sa décision dans les quarante-huit heures. Il a précisé qu’il examinerait à la fois les éléments médicaux fournis par la défense, les rapports de l’administration pénitentiaire et les expertises psychologiques avant de statuer sur la remise en liberté.

En attendant, le dossier demeure sous le feu des projecteurs médiatiques. Chaque déclaration de Daillet, chaque échange d’avocats, alimente les débats sur le traitement des suspects hautement médiatiques et sur la frontière entre légitime défense des droits du détenu et préservation de l’ordre public.

Source : 20Minutes