Just Kwaou-Mathey en argent : le détail qui change tout sur sa finale
Mercredi soir, à Birmingham, le stade retient son souffle. Sur la piste du 110 mètres haies des championnats d’Europe 2026, un nom revient en boucle : Just Kwaou-Mathey. Le Français, attendu parmi les favoris, réalise ce soir-là son meilleur chrono de la saison.
Mais au lieu de l’or attendu, c’est une médaille d’argent qui brille autour de son cou. Battu de quelques centièmes par le Suisse Jason Joseph, il manque de peu la victoire. Ce n’est pas un échec, loin de là. C’est une performance de haut vol… qui laisse pourtant un goût d’inachevé.
Un chrono presque historique
13 secondes 12. C’est le temps affiché. Son meilleur de l’année. Une progression nette par rapport à ses précédentes sorties. Sur le papier, ça vaut largement l’or dans la plupart des grandes compétitions.
Mais ce soir-là, Joseph est à 13 secondes 08. Quatre centièmes d’écart. Le temps d’un battement de paupière. Le Français a tout donné. Il a même amélioré sa technique de départ, un point travaillé des mois durant avec son staff.
La déception, pourtant teintée de fierté
Dans la zone mixte, juste après la course, son visage dit tout : la déception est là, réelle. Mais pas d’amertume. Il serre la main du Suisse, puis s’arrête devant les micros. « J’ai couru ma course », dit-il simplement. « Il a été meilleur ce soir. Je vais retourner travailler. »
Cette honnêteté touche. Parce qu’au-delà du résultat, c’est l’attitude qui marque. Pas d’excuses. Pas de polémique. Juste un athlète qui reconnaît la supériorité du moment, tout en sachant qu’il appartient désormais au sommet.
Une quatrième médaille pour les Bleus
Cette argent s’ajoute au compteur français : déjà trois médailles remportées plus tôt dans ces Européens. Le relais, le saut en longueur, le lancer… et maintenant ce 110m haies. Une moisson qui confirme la profondeur de l’athlétisme tricolore en 2026.
Mais pour Kwaou-Mathey, l’histoire ne s’arrête pas là. Les prochains championnats du monde sont dans moins d’un an. Et cette fois, l’objectif est clair : transformer cette frustration en feu sacré.
Source : franceinfo