À la une Maxime Grousset médaillé d’argent aux Européens 2026 : la raison du revers
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Maxime Grousset médaillé d’argent aux Européens 2026 : la raison du revers

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Mardi soir, à l’Aquatic Center de Rome, le clan français retenait son souffle. Maxime Grousset, double champion du monde en titre sur 50 m papillon, venait de toucher le mur. Le chrono affichait 22 secondes et 41 centièmes. Suffisant pour l’argent. Pas pour l’or.

Deux centièmes. C’est l’écart qui l’a privé de son premier titre européen individuel. Battu par le Russe Egor Kornev, sacré en 22”39, le Néo-Calédonien de 27 ans a laissé échapper une opportunité en or. Une séquence que personne, pas même son staff, n’avait anticipée.

La préparation qui aurait dû faire la différence

Depuis Melbourne 2023, Grousset domine la spécialité. Deux titres mondiaux consécutifs, un record de France pulvérisé à plusieurs reprises. À Rome, il arrivait avec le meilleur temps de l’année : 22”28 en demi-finale. Les voyants étaient au vert.

Son entraîneur, Romain Barnier, avait mis l’accent sur la explosivité du départ et la fréquence de battement. « On avait travaillé pour qu’il soit sous les 22”40 », confie-t-il après la course. « On savait que Kornev était rapide, mais pas à ce point-là sur la fin ».

Ce détail technique qui a tout changé

La course s’est jouée dans les derniers mètres. Grousset, habitué à finir fort, a cette fois-ci légèrement relevé la tête à 10 mètres de l’arrivée. Un micro-mouvement, presque invisible à l’œil nu, qui a augmenté sa traînée.

Sur les images ralenties, on voit Kornev garder une ligne parfaitement horizontale jusqu’au toucher. Grousset, lui, a perdu quelques précieux degrés d’inclinaison. Résultat : deux centièmes de retard. « En papillon, la tête gouverne l’équilibre », rappelle un ancien champion. « Un dixième de seconde se joue là ».

La réaction d’un champion frustré mais lucide

Dans le mixte zone, Grousset était pâle, les lunettes encore embuées. « Je suis déçu, oui. Mais je sais ce que j’ai donné », a-t-il déclaré, la voix serrée. « Kornev a été meilleur ce soir. Point. »

Il a toutefois tenu à mettre les choses au clair : « Cette médaille d’argent, elle vaut de l’or. Elle confirme que je suis toujours là. » Un état d’esprit qui contraste avec la frustration palpable de son clan.

Un revers qui pourrait relancer la machine

Contrairement à ce qu’on pourrait penser, cette défaite pourrait être un tournant. Après deux années de domination presque insolente, Grousset sait désormais qu’il n’est pas invincible.

« Cette course me donne faim », a-t-il ajouté. « L’objectif maintenant, ce sont les Mondiaux de Fukuoka en 2027. Et cette fois, je veux l’or individuel. » Une déclaration qui en dit long sur sa capacité à rebondir.

Pour la France, la moisson reste belle : trois médailles dont deux en or grâce à Léon Marchand. Mais pour Grousset, l’histoire individuelle n’est pas terminée. Elle vient peut-être de prendre un nouveau tournant.

Source : franceinfo