Relais mixte France 4×100 4 nages : l’or historique aux Européens 2026
Saint-Denis, 11 août 2026. Le bassin olympique frémit. Personne ne les attendait là. Pourtant, en moins de quatre minutes, ils ont changé le visage de la natation française.
Mary-Ambre Moluh dossé, Carl Aitkaci en brasse, Maxime Grousset volant sur le papillon et Marie Wattel terminant en crawl : ce quatuor inédit a signé un temps record de 3’41”20, devançant les favoris néerlandais et australiens de moins de six dixièmes. Une première médaille d’or pour la France dans ce relais mixte aux championnats d’Europe.
Un pari osé payant
Le sélectionneur avait pris un risque : aligner Moluh, pourtant spécialiste du 200m dos, en ouverture. Un choix critiqué avant la course. Son relais lancé pourtant impeccable a donné le ton.
Aitkaci, rarement utilisé en relais, a ensuite creusé l’écart en brasse avec une technique irréprochable. Grousset, lui, a confirmé son statut de sprinteur de classe mondiale sur le papillon.
Wattel, en ancrage, a alors effectué le dernier cinquante mètres le plus rapide de l’histoire féminine du relais mixte européen.
Les coulisses d’une victoire
Dans le couloir d’appel, les échanges étaient sobres. Aucun geste de célébration prématurée. Juste un hochement de tête entre Moluh et Wattel, comme un serment silencieux.
Après le touché, l’explosion. Des larmes chez Grousset, rarement vu aussi émotionnel. Un drapeau français déployé plus vite que le règlement ne l’autorise — mais personne n’a osé le retirer.
Un tournant pour la natation tricolore
Cette médaille dépasse le simple cadre sportif. Elle valide une stratégie de mixité et de jeunesse lancée deux ans plus tôt. Les prochains mondiaux, à Fukuoka, prennent soudain une autre dimension.
Pour ces quatre nageurs, ce n’est peut-être que le début. Déjà, les spéculations vont bon train : seront-ils alignés ensemble aux Jeux de Los Angeles 2028 ? La réponse, elle, se nage encore.
Source : franceinfo